Zéro 1 dans l’orbite.

ARTS NUMÉRIQUES – Pour sa quatrième édition, le festival Zero 1 investit cinq lieux historiques et culturels de la ville pour présenter au public de nouvelles formes d’art numérique. A la tour de la Chaîne, le Monolithe de l’infini de Matthieu Poli nous a mis en transe cosmologique !

On ne peut s’empêcher de se demander ce qu’un Rubens, un Titien, un Véronèse ou un Delacroix aurait pensé devant ce parallélépipède qui s’anime dans la profondeur de tracés rectilignes et de formes géométriques colorées, en réponse à un son électro très Jean-Michel Jarrien, plongé dans le noir…

Ils auraient sûrement demandé aux badauds « s’il y avait quelques coloristes dans la boîte » et on aurait du leur expliquer certains trucs… à commencer par la théorie des cordes, des trous noirs ou des trous de vers – les suites de leur contemporain Galilée – que Matthieu Poli se propose de traiter artistiquement par le biais de cette installation immersive, mêlant puissance et onirisme graphiques. Dans un tetris obsessionnel de 27 minutes (six séquences), l’artiste numérique, qui veut « illustrer et exprimer l’infini », nous rend par l’émotion les théories astrophysiques les plus avancées. 

La dynamique équipe du Master 2 Direction de projets audiovisuels et numériques de l’université de La Rochelle, qui chapeaute le festival, a sélectionné bien d’autres oeuvres d’avant-garde, à découvrir dans le centre-ville tout le week-end (entrée libre et gratuite). Des octopodos sisificos (des octopodes sisyphiens !), de la peinture de son (sound painting)… du Honduras à la Chine ! 

Venez explorer ce que seront les galeries du Louvre… dans 50 ans !

Aymeric Duriez

> jusqu’à ce soir, 19h

> https://www.festivalzero1.com

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