Replay: L’Opéra de Paris propose deux ballets

CORONAVIRUS – En cette période de confinement, l’Opéra de Paris propose sur son site Internet le visionnage de deux ballets: les illustres Lac des cygnes (version Noureev) et Giselle. À regarder sans modération.

Le Lac des cygnes – à voir jusqu’au 5 avril

« De jour, elle obscurcit la lumière de Dieu et, la nuit, elle éclaire la terre ; un croissant sous sa tresse brille, et sur son front une étoile scintille. » Alexandre Pouchkine, Conte du Tsar Saltan

En composant Le Lac des cygnes, Tchaïkovski s’empare de la légende de l’oiseau immaculé pour créer l’une des plus belles musiques jamais écrites pour le ballet. Les chorégraphes Marius Petipa et Lev Ivanov donneront leurs lettres de noblesse à l’histoire de cet amour impossible entre un prince terrestre et une princesse-oiseau, et façonneront à leur tour le mythe de la danseuse‑cygne, ballerine par excellence.

En créant en 1984 sa version pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Rudolf Noureev choisit de lui donner une dimension freudienne, éclairant d’une profondeur désespérée le rêve poétique de Tchaïkovski.

Chorégraphie :Rudolf Noureev
Direction musicale : Valery Ovsyanikov
Avec, dans les rôles de solistes, Léonore BaulacGermain Louvet et François Alu
Réalisé par : François-René Martin

https://www.operadeparis.fr/magazine/le-lac-des-cygnes-replay

Giselle – à voir jusqu’au 5 août

Ballet romantique par excellence, Giselle marque l’apogée d’une nouvelle esthétique. Tutus vaporeux, gaze blanche, tulle et tarlatane envahissent la scène. Dans la transfiguration fantastique d’une tragédie, les Wilis participent à l’illusion de l’immatérialité. Créé à l’Académie royale de Musique le 28 juin 1841, le ballet voyage en Russie et disparaît du répertoire avant son retour en France en 1910.

C’est aujourd’hui dans la version de Patrice Bart et d’Eugène Polyakov, fidèle à la chorégraphie originelle de Jean Coralli et Jules Perrot, que le ballet continue de confirmer ses premiers succès. Scènes lumineuses et terrestres, visions nocturnes et spectrales : la danse devient langage de l’âme et la ballerine par sa présence aérienne semble triompher de la pesanteur.

Chorégraphie : Jean Coralli, Jules Perrot
Musique : Adolphe Adam
Direction musicale : Koen Kessels
AvecDorothée GilbertValentine Colasante et Mathieu Ganio

https://www.operadeparis.fr/magazine/giselle-en-replay

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