L’A.B.C. : de belles pousses.

DANSE – L’Atlantique Ballet Contemporain (A.B.C.) présentait ce vendredi à la chapelle Fromentin, à l’invitation du CCN, leurs derniers travaux en la forme de trois chorégraphies très différenciées, reflétant la personnalité de trois chorégraphes de renom : Béatrice Massin, Christian Rizzo et David Hernandez. 

Constitué des espoirs du Conservatoire, aspirants à la carrière professionnelle de danseur/danseuse, l’A.B.C. entrait en scène en silence. Le groupe se scindait pour se répondre individuellement par des rondes géométriques, qui, par leur répétition maniaque, tenaient presque de la superstition. Le son des pas sur la scène, toujours silencieuse, était une annonce rythmique de la musique baroque qui arrivait (J.-S. Bach). La dominante rouge des tenues des danseurs, partie d’un groupe qui semblait s’observer, donnait des accents très atwoodiens à ce Que ma joie demeure de Béatrice Massin. 

D’après une histoire vraie de Christian RIZZO ©Christophe Raynaud de Lage

Après des intermèdes dansés par le CEPI (Cycle d’Enseignement Professionnel Initial), l’A.B.C. enchaînait sur D’après une histoire vraie de Christian Rizzo. On troquait le rouge écarlate pour un bleu-blue jeans très West side story, au son de percussions enivrantes. On finissait sur un très intense et puissant Par hasard de David Hernandez, où les tenues, cette fois dépareillées, laissaient entrevoir, dans les respirations finales, les individualités d’un Ballet prometteur et engagé.

Aymeric Duriez.

Visuel de Une: Que ma joie demeure de Béatrice Massin © Jean-Pierre Maurin

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