Cognac Blues Passion: une édition à succès

MUSIC – Cognac Blues Passions est en pleine ascension. Toujours plus de monde sur le festival avec 31.000 billets scannés pour cette 26ème édition sans compter les gratuits de la journée.

À noter cette année une régularité de la fréquentation sur l’ensemble du festival et une première soirée à Jarnac complète. Avec une météo ensoleillée, le public s’est véritablement approprié les lieux et ce tout au long de la journée. Nous avons pu remarquer que peu importe l’heure, nous croisions toujours du monde ici ou là devant un concert, un atelier yoga, au stand d’étiopathie, au café, au bar, à une table ou encore sous l’ombre d’un arbre. Si le public reste c’est qu’il s’y sent bien. L’organisation remercie vivement les bénévoles toujours plus nombreux sans qui rien ne serait possible, 330 cette année ! Les nouveaux bureaux du festival, appelé le « corner » pour l’occasion a su s’intégrer comme lieu incontournable du festival. Plus qu’un point d’infos et billetterie, les festivaliers et badauds ont pu se délecter de quelques showcases ou encore assister à des interviews d’artistes et émission radio en direct qui font aussi la vie du festival.
Des scènes extérieures qui tiennent encore toutes leurs promesses avec une scène 1715, Avenue du Blues et ces artistes atypiques encore
marqués par des voix d’exceptions. La folie d’Adam Naas et de Sarah Mac Coy et la pudeur d’une Alice Phoebe Lou et d’un Tom Odell
montrent encore que la maison Martell sait accueillir toutes les personnalités et les émotions. L’écrin du château cognaçais n’est pas en
reste, les murs du « Groove au Château » perlent encore de la voix hors norme d’une Kaz Hawkins toujours aussi impressionnante et
fleurent bon le Mississippi du delta blues de Zac Harmon. Le cœur du centre-ville a également battu à l’unisson avec plusieurs concerts
d’artistes comme Roland Tchakounté, Out of Monkey Tonk, The Backscratchers, Raoul Ficel … et bien d’autres dans les bars partenaires.
Et enfin tou.te.s les musicien.ne.s amateur.rice.s. et mélomanes ont pu profiter de la scène XO Jam session et célébrer la musique et la blue
note dans toute sa spontanéité.

Mais revenons sur l’île Madame, pour la première fois, Jarnac au cœur du blues n’avait pas été complet depuis l’augmentation de la jauge il y a 3 ans. Des concerts qui ont su ravir les amateurs de blue note, avec le blues psychédélique d’Automatic City, les explorations jubilatoires des trois créateurs d’exception du Crossborder blues et enfin les incantations d’un Thomas Dutronc qui a bel et bien su réveiller les esprits manouches. L’île Madame s’endort, Django n’est pas loin.

Vendredi, les festivités débutent au jardin public de Cognac, on y découvre le talent de Phillip Michael Scales, neveu de BB King et une voix unique qui semble tout droit sortie d’un vinyle des années 60, celle de Mr Day. La tête d’affiche de la soirée s’inscrit dans l’ADN du Blues Passions avec la section cuivre et la ligne de basse d’un Tower of Power survolté. La soirée sera également marquée par un public qui chante en choeur les tubes de Louis Bertignac et ses quelques reprises de Téléphone, et la figure incontournable de la scène blues-folk et jazz américaine Rickie Lee Jones qui offre un concert tout simplement classe. La première soirée à Cognac, c’est aussi Carré-court, sorte de Bonnie & Clyde du rock’nroll qui remplace au pied levé JS Ondara et un show énergique du youtubeur PV Nova accompagné de
l’internet orchestra. La journée s’achève, le sourire aux lèvres.

Samedi, l’heure est à la flânerie dans le parc. La talentueuse Ysé Sauvage nous embarque dans un voyage pop folk orchestral et vocal, et Mighty Mo Rodgers et Baba Sissoko nous emmènent du Mississippi au Mali avec leur projet Griot Blues. La soirée fut magique avec le groove coloré de Gino Matteo, un Roger Hodgson d’une générosité inégalable avec le public et des hits de Supertramp que l’on fredonne encore. La Blues Paradise se souviendra encore de ce set parfait de Garbage et la charismatique Shirley Manson tout simplement impressionnante, tournant comme une lionne en cage entre les morceaux. Tout le monde s’accorde à dire que la plus grosse claque scénique de cette édition est sans nul doute attribué à Fantastic Negrito. Quel talent ! Quelle classe ! Enfin, la carte blanche « Memories
of Etta » de Kaz Hawkins a tenu toutes ses promesses. Nul doute qu’Etta James se promenait dans le jardin public ce soir là.

Dimanche, la journée débute avec les Bedaines de coton ou la vie de Charley Patton, une histoire musicale sur la naissance du blues, premier des deux spectacles pour enfants avec Kid Talaho qui s’est produit le lundi. Une réussite que cette première programmation Jeune public qui a ravi les enfants comme les parents. Elle s’inscrit dans la mission du festival de découverte et de transmission de la blue note aux jeunes générations. Gino Matteo en duo avec sa femme a su toucher son public ainsi que la soul et le hip hop des lyonnais de Da Break. Puis, la soirée « frenchy » ne craint pas le blues du dimanche soir et débute par l’electro-swing de Chamad Shango, métissé, coloré et furieusement actuel. La soirée se poursuit avec les grands Bernard Lavilliers et Véronique Sanson. L’élégance, les tubes résonnent sans fausse note et le public se régale. Véronique Sanson donne tellement que Yarol commence un peu plus tard que prévu, ce qui n’entame rien à sa fièvre rock’n’roll.

Lundi, et déjà le dernier jour, cette journée ponctue le festival dans ce qu’il y a de plus beau dans la nouvelle scène neo blues et rock, avec des talents comme Alexis Evans, Thomas Kahn, Slim Paul, Vicious Steel et enfin Catfish. Le trio a reçu quelques jours avant le Prix Cognac Passions 2019 et ce n’est pas pour rien. Véritable coup de cœur de Michel ROLLAND, Directeur du festival, ils ont su conquérir le public par leur musique brute, une voix remplie d’émotions et leur identité marqué. Nous avons déjà hâte de les retrouver l’année prochaine sur la scène de la Blues Paradise. Cette dernière soirée a su rendre également hommage au delta blues originel avec les américains Zac Harmon et Terry « Harmonica » Bean. Nous avons eu le plaisir de retrouver également les ensorcelantes Isaya, majestueuses sur la scène de la Blues Paradise. Et voici qu’arrive TOTO, la tête d’affiche de ce festival, annoncée déjà il y a un an. Le groupe mythique de rock tient toutes ses promesses et enchaine les tubes avec aplomb pour le plaisir de leurs fans. Le festival s’est clôturé cette année par la boum électro avec les djs sets d’Eugène de Rastignac et Toxic Avenger & Greg Kozo qui ont su faire danser les noctambules jusqu’au bout de la nuit.


Cognac Blues Passions est encore un peu plus fidèle à lui-même, un festival vivant avec ses têtes d’affiches, ses découvertes et ses coups de cœur (Fantastic Negrito, Kaz Hawkins et Catfish prix Cognac Passions), ses espaces de création (Carte blanche « Memories of Etta »), de la musique à toute heure, pour tous, gratuit comme payant, et partout, des bars à la blues paradise, et un public familial de 7 à 77 ans incluant désormais des concerts jeunes public. Enfin il permet des rencontres improbables comme celle des univers de Kaz Hawkins et d’Eugène de Rastignac, un morceau a même été enregistré pendant le festival dans les locaux du festival. De quoi faire patienter avant 2020 !

(communiqué de presse)

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