« Chiaroscuro »: l’exposition de Nicolas Wilmouth.

PHOTOGRAPHIE – La Chapelle des Dames Blanches de La Rochelle accueille du 4 mai au 16 juin 2019 l’exposition Chiaroscuro de Nicolas Wilmouth. Le vernissage aura lieu vendredi 3 mai à 18 heures en présence de l’artiste.

Le travail de Nicolas Wilmouth fait référence à une lumière toute particulière qu’utilisaient certains peintres du XVIIsiècle comme Le Caravage, Rembrandt, Pieter Claez ou Willem Kalf. Ses photographies témoignent d’une recherche picturale avancée, d’un travail subtil sur la lumière et les matières. A l’instar du peintre qui saisit la lumière sur un verre ou l’aspect duveteux d’un fruit, Nicolas Wilmouth s’approprie les effets de la peinture.

L’artiste porte une attention particulière à la mise en scène. Il crée des ponts entre passé et modernité. Il installe son style au croisement de l’art contemporain et de l’héritage classique. Ses images entretiennent des ambiguïtés, un certain flou entre réel et fiction, une atmosphère étrange et une dimension nostalgique.

L’exposition Chiaroscuro présentée à La Rochelle rassemble une sélection de photographies issue des séries Still LifeHéritiersBirds et Fables. Dans les natures mortes et scènes de table de Still Life Nicolas Wilmouth joue sur les anachronismes en plaçant des ingrédients contemporains cachés dans les plis d’un drapé, entre les pages d’un livre ou encore dans les œufs d’un panier. Avec Birds, les oiseaux prennent leur envol dans le sérieux de leur stature, inspirant au spectateur un trouble respect. Il en est de même pour Les Héritiers : ces nouvelles générations qui incarnent une déconcertante maturité dans une posture noble au regard déterminé. Avec ce même décalage, les Fables montrent la vanité humaine et la superficialité de l’ordre établi, défaits par le naturel du règne animal.

INFORMATIONS PRATIQUES : Facebook Chapelle des Dames Blanches / www.larochelle.fr / www.nicolaswilmouth.com

Visuel de Une : ©Nicolas Wilmouth

1 commentaire sur “« Chiaroscuro »: l’exposition de Nicolas Wilmouth.”

  1. Autour de quelques portraits de Nicolas Wilmouth. Le portrait tient son autorite de sa facon d’habiter l’espace, de surgir de l’ombre pare de toute la lumiere du monde. Meme parfaitement anachronique, il sort du cadre et bascule, le temps d’un regard, dans l’ici et maintenant du spectateur pour le compromettre, comme le furent les surrealistes, amoureux de Madame de Senonnes, l’Ingres des galeries du musee de Nantes. En la matiere, la photographie parait plus convaincante que la peinture. Des son invention, c’est par le portrait qu’elle la supplante irremediablement tant ce genre, repute mineur a l’age classique, parait privilegier la seule ressemblance. De Nadar a l’identite judiciaire ou “facebook”, l’efficacite photographique du portrait ne cesse de faire ses preuves meme quand l’enfant d’aujourd’hui est pare d’un col a godrons qui evoque le XVIIeme siecle. Cette victoire de la photographie n’est probablement qu’un juste retour des choses. L’icone rehaussee d’or et d’argent a pour origine le Mandylion d’Edesse, une sorte de photographie au sens ethymologique du terme ou l’image du Christ fut produite, non par le peintre envoye tout expres,  qui s’etait retrouve incapable de faire son travail tant il etait ebloui par son modele,  mais par l’application d’un linge sur lequel s’imprima l’insaisissable visage.

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