Chantier des Francos: Arthur Ely / Raphaël Guattari / Silly Boy Blue

MUSIQUE – Ce vendredi 1er mars, la deuxième session du Chantier des Francos présentera 3 nouveaux artistes de l’édition 2019 : Arthur Ely, Raphaël Guattari, Silly Boy Blue. Un peu de hip-hop, un peu de rock, un peu de new-wave. BEAUCOUP de musiques et de talents !

Arthur Ely

Débarqué de Strasbourg pour tutoyer la gloire, Arthur Ely s’est construit, pièce par pièce, un univers à sa mesure, un monde dont il est fatalement le prince, le roi. Un univers hérissé de guitares électriques et de beats hip-hop ; de dictions fantaisies, de variété française aux rimes acérées. Mais il y a plus : on ne sait pas bien si Arthur Ely rappe sur une variété française dont il a envoyé promener le beau-parler, la poésie désuète, au profit d’un verbe egocentrique hanté par les rappeurs français, ou s’il chante de manière neuve sur les beats abrasifs du hip-hop moderne ; le fil est fin, le rasoir aiguisé, la diction singulière, repeinte d’un chant personnel, d’inflexions discrètes pillées en secret chez une poignée de rappeurs comme chez les grands conteurs de la variété française.

Raphaël Guattari

Raphaël Guattari a 24 ans et vit à Tours. Autodidacte, il a appris la guitare adolescent en reprenant Lou Reed et le Velvet Underground. Depuis, il a composé ses premières chansons, joué une centaine de concerts sur des scènes underground, s’est entouré d’un groupe au groove certain, et a enregistré sa première cassette en live avec l’aide de la Souterraine, du Labomatic Studio et d’Another Record : on y entend un talent original et hybride tout juste situé entre Mac De Marco et Roméo Elvis – un je-ne-sais-quoi de je-m’en-foutisme tout à fait charmant aussi.

Silly Boy Blue

Derrière Silly Boy Blue, il y a Ana Benabdelkarim, une jeune Nantaise aujourd’hui basée à Paris. Il y a aussi des morceaux mélancoliques et aériens, où la lumière perce doucement entre les mots. Il y a un ordinateur dans une chambre, quelques claviers et une carte son – juste de quoi mettre en musique des souvenirs, des questionnements, des passions. Derrière Silly Boy Blue, il y a une fascination pour les icônes glam rock et la noirceur new wave des années 80. Il y a, évidemment, un hommage aux débuts de David Bowie, à ses errances pré-Ziggy Stardust, au personnage masculin/féminin qu’il commençait à devenir. Derrière Silly Boy Blue, il y a une écriture personnelle pensée comme un exutoire. Il y a de la nostalgie. Mais il y a surtout un projet tourné vers l’avenir : après les titres Cécilia et You’re Cool, un premier ep est actuellement en préparation.

INFORMATIONS: vendredi 1er mars – 10€ plein tarif / 8€ tarif réduit (demandeurs d’emploi et moins de 26 ans) / 5€ tarif pass culture.

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