Atypique et chic, l’hôtel La Fabrique.

PATRIMOINE – Depuis juillet 2017, l’hôtel La Fabrique attire les regards des touristes débarquant de la gare et ceux des Rochelais ravis de voir cet endroit de la ville agréablement réhabilité. Petite visite d’un lieu où s’entremêlent subtilement traces du passé et modernité.

Depuis que le clap de fin a retenti en 2011 pour l’illustre hôtel Le Terminus de la place du Commandant-de-la-Motte-Rouge, qu’il fut long le temps pour voir renaître de ses cendres un nouvel établissement. 6 ans exactement furent nécessaires à sa propriétaire Madame Garreau pour y édifier un hôtel 3 étoiles nommé La Fabrique, lieu élégant composé de 58 chambres en coursive, d’un bar lounge L’Établi et d’une impressionnante nef qui fait tout le charme de l’hôtel.

Léa Semelier, chargée de communication, revient sur l’histoire du lieu : « Lors de la tempête Xynthia fin février 2010, le Terminus fut sévèrement touché et ferma ses portes durant 3 mois puis définitivement en 2011. De là est née l’idée de récréer un nouvel établissement plus vaste et aux normes. En 2010, la Mairie a lancé un concours pour la vente de l’entrepôt mitoyen à l’hôtel Terminus – notre actuelle nef. Le projet de Madame Garreau de créer l’hôtel La Fabrique fut lauréat de ce concours. Cet espace a d’ailleurs connu « mille vies ». A l’origine un notable a souhaité y faire une chapelle pour en faire don à l’église mais le clergé l’a refusé. Nous en reste les piliers et des chapelles sans vitraux (cette anecdote fait référence au nom de la rue mais l’administration ne se trouvait pas dans l’actuel hôtel). Quelques années plus tard, l’entreprise Gaillard y implante son entreprise de cordage et filet de pêche puis la Mairie la rachète en 1999. »

Entièrement repensée par la société de création d’ambiance brestoise Edifix Créateur, l’hôtel a fait le choix d’orner ses parties communes d’éléments rappelant le thème de la fabrique. Les chambres, elles,  jouent la carte de l’épure et furent relookées par la rochelaise Annick Catoire.

Aujourd’hui cœur de La Fabrique, la nef accueille de nombreux évènements : aux habituels cocktails d’entreprises se greffent l’étonnant cours de urban yoga animé par Stéphanie ou encore la retransmission de la soirée des César (lire notre article). Le marché des Lucettes y trouva également place tout comme une exposition et déjà trois défilés. « Nous souhaitons vraiment que l’hôtel soit un lieu vivant, notre nef a pour vocation d’être la « place des artistes », où chacun, connu ou en devenir, vienne s’exprimer à travers son art et que La Fabrique soit un « tremplin » pour eux. J’encourage d’ailleurs les artistes à nous solliciter pour cela. C’est cet aspect que nous désirons mettre en avant, l’idée est qu’il s’y passe toujours quelque chose de nouveau. » souligne Léa.

La nef

Lieu de vie, le bar de l’hôtel L’Établi l’est assurément. Tous les soirs (sauf le dimanche) à compter de 18h, son barman Dom y officie avec professionnalisme et un accent italien des plus aimables. Bien connu des Rochelais pour avoir tenu un temps Le Butterfly au Gabut, Dom n’a pas son pareil pour concocter des cocktails et hors d’œuvre qui vont bien. « C’est est un vrai personnage. Nous savons que notre clientèle apprécie le calme du bar en journée mais aussi l’ambiance lounge qui y règne en soirée. D’ailleurs bon nombre de Rochelais ont déjà repéré l’adresse. La Fabrique a son vrai barman, et pas n’importe lequel, c’est un réel atout. » se réjouit Léa. Par ailleurs, depuis le début de l’aventure notre barman a déjà formé deux jeunes apprentis avec la complicité du Lycée Hôtelier. Comme pour la nef, l’idée est de partager et découvrir, Dom transmet ainsi son savoir à des jeunes désireux d’apprendre le métier. »

Et pour éliminer les quelques calories de votre caïpirinha, La Fabrique a même pensé à un espace fitness. Réservé en priorité à sa clientèle, il est possible pour les riverains d’en profiter contre une carte d’accès payante.

Dans l’antre de L’Établi, une dizaine de photos témoignent de l’histoire du lieu : la façade du Terminus du temps où une chambre coutait 2 anciens francs ; celle toute proche d’une église aujourd’hui transformée en hôtel Ibis, des archives photographiques de l’entreprise Gaillard, celles de la reconstruction de l’hôtel ou encore des lieux-phares de La Rochelle, cité touristique qui mérite décidément un détour.

Et à la lecture de cet article, vous aurez donc compris où il faudra venir séjourner …

Cédric Chaory.

Visuels: ©Gilles Delacuvellerie

http://www.hotellafabrique.com/fr

Laisser un commentaire