Agenda

Mar
22
ven
Trio Fidel Fourneyron: Un Poco Loco @ Le Confort Moderne
Mar 22 @ 20 h 45 min – Mar 28 @ 21 h 45 min

Ce trio un peu fou met à nu les grands thèmes de l’histoire du jazz pour les parer de nouvelles tonalités, inattendues et raffinées. Improvisateurs hors pairs, l’Aquitain Fidel Fourneyron au trombone [au TAP en 2016 avec ¿Que vola?], Geoffroy Gesser (saxophone ténor et clarinette) et Sébastien Beliah (contrebasse) isolent quelques notes, extrapolent un passage et s’autorisent une réinvention révérencieuse mais fantaisiste. Le trio offre au TAP deux programmes. Feelin’ Pretty, ou la facétieuse relecture de West Side Story, juxtapose reprises de Leonard Bernstein et intermèdes originaux. Ornithologie, nouvelle création, revisite la virtuosité du Bird Charlie Parker, ses envolées exubérantes, ses rythmiques bouillonnantes. Un Poco Loco chahute le jazz et nous avec.

Mar
25
lun
À vif – Kery James & Jean-Pierre Baro @ TAP
Mar 25 @ 20 h 30 min – Mar 26 @ 21 h 45 min

Kery James, figure charismatique du rap français, projette pour la première fois sa prose au théâtre. Depuis La Vie est brutale il y a 25 ans jusqu’à Mouhammad Alix en 2016, il interpelle la jeunesse et les gouvernants sur l’état de la cité. Avec À vif, nous voici à l’École du Barreau de Paris face à Soulaymaan Traoré et Yann Jaraudière, deux jeunes élèves avocats en finale d’un concours d’éloquence, interprétés par Kery James et Yannik Landrein. Une question : l’État est-il seul responsable de la situation dans les banlieues ? Dans ce débat poétique et politique, avec des images et des rimes, l’exaltante véhémence perce la violence sociale et la vie intime. Avec le succès de cette première pièce théâtrale, cet artiste du verbe rapproche des mondes en apparence éloignés. Cette joute verbale est à voir.

Mar
26
mar
7 d’un coup – Catherine Marnas @ TnBa
Mar 26 @ 19 h 30 min – Mar 30 @ 20 h 30 min

À partir du Vaillant Petit Tailleur, en jouant sur les codes du conte, Catherine Marnas tire une variation onirique et drolatique sur l’importance de surmonter ses peurs.

Pas assez grand, pas assez costaud, et du coup mal dans sa peau, Olivier est un peu le souffre-douleur idéal : de ses camarades, les caïds de l’école, des créatures qui le harcèlent dans son sommeil… et même des mouches qui l’empêchent de déguster son goûter. Un beau jour, excédé, il en écrase sept d’un unique coup de main… C’est le point de départ d’une suite de péripéties et de quiproquos dont il sortira vainqueur, et métamorphosé. Conservant la trame du Vaillant Petit Tailleur, le conte des frères Grimm dont s’inspire son spectacle, Catherine Marnas en livre une adaptation savoureuse : il ne s’agit pas seulement de transposer, décaler et moderniser, mais de se servir du conte comme d’un prisme pour parler du monde sans le nommer… sans gommer non plus le merveilleux qui est ici à l’oeuvre. Géants, princesses sont fidèles au rendez-vous de ce récit initiatique et onirique, auquel contribuent la magie de la bande-son comme l’énergie d’une incroyable bande de comédiens. Un récit qui évoque avec sagesse et humour le harcèlement, les droits de l’enfant, mais aussi toutes ces peurs qui empêchent de vivre et que chacun doit apprendre à surmonter.

Bach The minimalist – La Tempête @ Théâtre
Mar 26 @ 20 h 30 min – 22 h 00 min

La musique instrumentale de Jean-Sébastien Bach possède des caractéristiques très similaires aux musiques de notre temps : continue, rythmique, envoûtante jusqu’à la folie… Plongé au cœur d’œuvres du maître allemand mêlées à celles de compositeurs de musiques répétitives ou minimalistes du xxe siècle, l’auditeur fait l’expérience d’une incroyable parenté entre des styles et des époques a priori très éloignés.

Avec Simon-Pierre Bestion à la direction et son frère Louis-Noël Bestion de Camboulas au clavecin solo, dix-huit instruments à cordes, immergés dans un vidéo mapping faisant écho aux ambiances « électroniques » de ces œuvres, embarquent le public dans leur jeu de symétries et de transe.

Ensemble vocal et instrumental, La Tempête s’est installée à Brive en 2016. Au sein de ses ateliers, la compagnie poursuit le travail initié depuis 30 ans par la Camerata Vocale.
 

Le petit chaperon rouge – Joël Pommerat @ La Coursive
Mar 26 @ 20 h 30 min – Mar 29 @ 22 h 00 min

Le puissant Cendrillon, le choc Ça ira (1) Fin de Louis, le bouleversant Pinocchio… Il manquait au tableau d’honneur de La Cour- sive la plus fameuse des créations estampillées « jeune public » de Joël Pommerat, sa toute première, le désormais iconique Petit Chaperon rouge.

Depuis plus de quatorze ans maintenant, ce spectacle se promène sur les scènes de France et de Navarre, avec au moins mille représentations à ce jour, un record. Le Petit Chaperon rouge version Pommerat est un envoûtement. Il a tout simplement révolutionné le genre. Il a reçu le Molière du spectacle jeune public 2018.

La trame du conte est connue. Sa version scénique par la Compagnie Louis Brouillard est pourtant étonnante. Joël Pommerat, comme à son habitude, s’empare de la matière première et la malaxe, la triture, la fusionne avec ses propres angoisses pour mieux se la réapproprier, la réinventer et créer quelque chose de neuf. Quelque chose d’éminemment contemporain, tant dans sa forme que son écriture, faite d’humour et de cruauté intimement tressés. Une pièce qui raconte les enfants d’aujourd’hui.

Sans chevillette ni bobinette, il était une fois, une petite fille qui s’ennuyait ferme, seule avec une mère débordée et oppressante. La traversée de la forêt, pour aller voir sa grand-mère, devint alors une excitante promesse d’aventure. Mais dans les coins sombres peut rôder le danger: le loup et sa voix suave, son charisme et sa dangereuse séduction… Tout Pommerat est là. Magistral.

Le voyage en Italie – Michel Didym et Marcel Bozonnet @ TnBa
Mar 26 @ 20 h 30 min – Mar 30 @ 22 h 00 min

Le périple transalpin de Montaigne fut d’une importance déterminante dans l’évolution de sa pensée. En témoigne cette étonnante chevauchée sur un plateau.
Loin de l’image d’Épinal du pur esprit cloîtré dans cette fameuse tour qui porte aujourd’hui son nom, Michel de Montaigne accordait une importance essentielle aux voyages : « Je ne connais pas de meilleure école pour former la vie que de mettre sans cesse devant nos yeux la diversité de tant d’autres vies, opinions et usages », écrira-t-il dans ses Essais. À tel point que Claude Lévi-Strauss le considérait comme le pionnier de l’ethnographie… En témoigne tout particulièrement le périple de dix-sept mois qu’il entreprit en 1580-81. Il traverse une Aquitaine et une France en proie aux guerres des religions, gagne la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, nous faisant partager ses observations sur la vie quotidienne, les moeurs, les institutions politiques et religieuses. Pour soigner la gravelle dont il souffrait, il séjourne dans plusieurs stations thermales. Parce que le voyage est par essence « essai de soi », Michel Didym et Marcel Bozonnet prennent appui sur le Journal de ce tour transalpin – qui ne fut retrouvé qu’en 1770, par hasard –, et sur les Essais, pour capter l’actualité d’une pensée et la force d’une langue. Dans l’espace ouvert du plateau, Montaigne, à cheval, son secrétaire et son palefrenier reprennent les étapes de ce voyage fondateur.

Les hérétiques – Théâtre de l’Aquarium – François Rancillac @ Scène nationale
Mar 26 @ 20 h 30 min – 22 h 00 min

Jusqu’à aujourd’hui, en « bon lettré », François Rancillac est toujours passé par le détour métaphorique de grands textes pour raconter le monde sur un plateau. Jusqu’à ce que quelque chose de l’ordre du malaise démocratique lui donne envie de se coltiner plus frontalement l’actualité sociale et politique : les questions de laïcité(s). Afin de comprendre pourquoi l’étendard en est brandi en permanence pour justifier des restrictions de libertés – et ce en priorité au nom de la lutte contre une prétendue « islamisation de la France » – il a passé commande à l’autrice et dramaturge Mariette Navarro.

Ses « hérétiques » seront incarnées par cinq femmes, façon de laisser la parole à celles qui sont, plus encore que les hommes, confrontées à une multitude de prescriptions contradictoires et injonctions morales, religieuses et politiques, explicites ou tacites.

Ça se passe en 2028. Une citoyenne lambda qui ne sait plus trop à quel saint se vouer, rejoint un soir un groupuscule féminin quasi clandestin, pour débattre du schmilblick. Qu’est-ce que croire, comment distinguer la part de choix et celle de nos héritages culturels ? Jusqu’à quel point est-on capables de supporter l’altérité ? S’appuyant sur l’humour et la figure de la sorcière, François Rancillac et Mariette Navarro posent ainsi d’essentielles questions en actes. Au spectateur d’y apporter ses réponses.

Maintenant que nous sommes debout – Cie Mare Nostrum @ Théâtre Quintaou
Mar 26 @ 20 h 30 min – Mar 29 @ 22 h 00 min

« Est-il pertinent de continuer à̀ faire des spectacles dans le contexte de violence actuel ? Nos arrachements personnels peuvent-ils dire quelque chose de l’état du monde ? » s’interrogent les deux jeunes artistes. Elles répondent en proposant un spectacle qui émeut, d’une belle générosité. Il dévoile un réel talent d’écriture et deux formidables comédiennes.

L’adresse au public est immédiate et chaleureuse. Les comédiennes exposent leur démarche : aller à la quête de leur identité. Elles sont à la fois d’ici, Françaises, mais aussi d’ailleurs. Ainsi, la mère de Séphora a fui le Maroc à l’âge de treize ans en compagnie de ses six frères et sœurs. Le père de Vanessa a quitté l’Algérie à l’âge de dix-sept ans. Elles n’ont jamais connu les pays de leurs racines. Le spectateur est averti et les portes de l’imaginaire s’ouvrent. On est au cimetière de Clamart, dans les rues de Casablanca ou dans celles de Châtillon-sous-Bagneux… Le chassé-croisé des générations, avec ses personnages attachants et leurs histoires singulières, s’opère à coups de tendresse, avec la volonté de comprendre car bien peu a été dit ! Il a fallu chercher dans la mémoire familiale pour forger son identité.

Avec un incontestable talent, Vanessa Bettane et Séphora Haymann, entre un canevas dramaturgique maîtrisé et un étonnant jeu d’improvisation, offrent leurs propres histoires en les réinventant à chaque représentation et, captivés, nous les partageons.

Transit – Flip FabriQue @ Théâtre d'Angoulême
Mar 26 @ 20 h 30 min – Mar 28 @ 22 h 00 min

L’étoile montante du cirque québécois, Flip FabriQue, a conçu un spectacle d’un dynamisme contagieux. Face à un grand mur de caissons, sur des rythmes pop, les cerceaux s’envolent, le jonglage brille dans le noir. Les têtes se tournent et se retournent pour ne rien perdre de ce qui se passe. Des artistes qui chutent des hauteurs, rebondissent au sol, pirouettent dans les airs ou virevoltent sur eux-mêmes. On est toujours époustouflé par la virtuosité hardie des acrobates. Ceux qui sont dans Transit font partie de l’élite. En plus d’être doués, ils sont drôles. L’humour, c’est la cerise sur le gâteau d’un moment de fête où les mots de solidarité, de fraternité et de partage prennent leur véritable sens. L’histoire est celle d’une troupe en tournée. Ceux qui sont là sont des amis de toujours. Ça se voit et ça se sent.

Mar
27
mer
Hellfest : W4RM UP 7OUR 2K19 @ La Sirène
Mar 27 @ 20 h 00 min – 23 h 15 min
« If You don’t come to HELLFEST…. HELLFEST will come to you ! »
Annonce de la programmation ce lundi 17 décembre sur tous les réseaux !