#Actedesurvie #Actepoétique: quand la culture résiste Quai du Carénage

CULTURE D’APRÈS – Le jeudi 11 juin à 18h30, le Quai du Carénage va être le théâtre d’une action politique et poétique, pensée par des artistes, des techniciens et sympathisants rochelais. Dans 4 autres villes du département, au même moment, se jouera simultanément cet acte de résistance. Explications par Maud Glomot, coordinatrice de l’action rochelaise.

Que se cachent derrière tous ces hashtags : #Espacepublic #Culturevivante #Actederésistance et ce rendez-vous du 11 juin ?

À l’initiative de Jean-Luc Pérignac de la compagnie Cabochar’t à Rochefort, artistes, techniciens et amoureux de la culture organisent une action poétique et politique le jeudi 11 juin à 18h30. À La Rochelle, Rochefort, Saintes, Saint-Jean d’Angély et l’île d’Oléron se dérouleront simultanément cet acte citoyen, solidaire et de résistance.

De résistance ?Oui, car durant les deux mois et demie de confinement le secteur de la culture a beaucoup souffert et le déconfinement ne s’annonce pas des plus heureux. Nous ne comprenons pas trop les directives du gouvernement qui, d’un côté autorise l’ouverture du Puy-du-Fou mais annulent les festivals et rouvrent les théâtres avec des dispositifs sanitaires intenables. Il y a eu trop d’attente, de flou (notamment sur la prolongation des droits des intermittents du spectacle jusqu’en août 2021, dont Pôle Emploi nous informe que rien n’a été encore voté !), de contradiction et d’incohérence.

Mais si cette action est politique, elle reste avant tout poétique : nous souhaitons y manifester  notre désir de créer, d’être là avec le public, d’exprimer notre solidarité. En tant qu’artiste, j’ai envie de dire : « On est là ! Avec vous, malgré les difficultés. On ne vous oublie pas, ne nous oubliez pas. »

À quoi doit s’attendre le public ?

Sans trop en dire, notre action se déroulera Quai du carénage à 18h30, nous serons plusieurs artistes à proposer une performance de 5 mn composée de plusieurs saynètes. Des « sympathisants », amis de la culture, nous entourerons, arborant des pancartes questionnant la place de la culture dans la cité ou témoignant de leur amour des arts.

Je précise que notre action respectera les distanciations et autres gestes barrière. Le tout sera très fugace.

Et après ?

Idéalement, nous aimerions pouvoir engager une discussion avec le public, ouvrir le débat. Formuler nos besoins, partager nos réflexions et inventer l’après covid-19 mais tout dépendra du bon déroulement de l’action. Il y a tant à dire, dénoncer, panser et penser. Là je pense spontanément au manque de protection sociale toujours aussi criant pour les plasticiens et les artistes-auteurs … Plus que jamais nous nous devons d’être solidaires, engagés et … inspirés.

Propos recueillis par Cédric Chaory