Ces fils de l’Aigle, indiens des Plaines et des Prairies …

BEAUX-ARTS. Après les cultures et les peuples amérindiens de la côte Est, du Sud-Ouest, et de la côte Nord-Ouest, le musée du Nouveau Monde met à l’honneur et jusqu’en mai les tribus des Plaines et des Prairies, « natives » d’Amérique du Nord à travers une riche exposition.

 

Depuis   2012,   le musée du Nouveau Monde de La Rochelle propose à son public un cycle d’expositions consacrées aux grandes aires culturelles amérindiennes en Amérique du Nord. Après Les Fils de l’Oiseau-Tonnerre en 2012 consacrée aux Amérindiens de la côte est, Les Fils du soleil de la côte sud-ouest en 2014 et Les Fils de Grand Corbeau de la côte nord-ouest en 2016, les Indiens des Plaines et des Prairies font aujourd’hui l’objet d’une exposition intitulée Les fils de l’Aigle, Indiens des Plaines et des Prairies.

Jusqu’au 19 mai 2019, l’exposition apporte au visiteur une meilleure connaissance ethnographique de ce peuple des Amériques installé de l’ouest des Grands Lacs aux Rocheuses et du Texas aux Birch Mountains. Une population aux traits bien différenciés qui vécut pendant des siècles de chasse, pêche et agriculture et qui vit l’arrivée du cheval aux XVIIe et XVIIIe siècles bouleverser totalement son modes de vie, créant une dynamique aussi riche et brillante que brève.

En retraçant la vie quotidienne, les rites et croyances de ce peuple à travers des pièces riches et varies, Les Fils de l’Aigle offre une vision sensible sur ces Amérindiens des Plaines et des Prairies bien éloignée de celle, biaisée, du Wild West Show de Buffalo Bill et l’imagerie du western américain.

Une collection riche et rare

Certaines pièces encore jamais montrées et des fonds méconnus d’une rare qualité, véritables joyaux pour les spécialistes et les amateurs passionnés, font la richesse et l’intérêt de l’exposition. Elles sont prêtées par les musée du Quai Branly, musée-franco-américain de Blérancourt, musée de la Nature et de la Chasse à Paris, musée des Beaux-Arts de Besançon, musée Baron Gérard de Bayeux et l’Historisches Museum de Berne ainsi que par des collectionneurs privés d’une grande exigence.

Parmi les pièces les plus marquantes de l’exposition, les sublimes photographies d’Edward Sherrif Curtis qui a littéralement écrit une partie de l’histoire de son pays. Dès 1097, alors même que les Indiens d’Amérique du Nord étaient en voie d’extinction, Edward S. Curtis entreprit un projet ethnographique et artistique monumental : un inventaire photographique des 80 tribus amérindiennes encore existantes. Quelques uns de ses portraits sont ici exposés

Répond à ce fonds photographique une oeuvre plus contemporaine: les toiles d’Antoine Tzapoff, acrylique sur toile. De facture classiques, elles captent l’attention par la dignité et la profonde tristesse des visages, témoin de la conscience d’une tragédie inéluctable.

Armes, vêtements et parures, biens matériels et objets divins complètent la collection de l’exposition. Comme cette coiffe, ce masque de cheval Blackfoot ou cet élément de berceau, témoins d’une civilisation complexe et éclairée.

Cédric Chaory.

http://www.alienor.org/musees/index.php/fre/La-liste-des-villes/La-Rochelle/Musee-du-Nouveau-Monde/Vie-du-musee-actualites/Les-Fils-de-l-Aigle

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